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Vin, santé, convivialité et gastronomie

Le plaisir comme seul moteur
Boire du vin rouge ou du blanc est-ce bon ou non pour la santé? Si oui, faut-il plutôt consommer du blanc ou du rouge? Et en quelle quantité? Qu’est-ce que cette boisson apporte à notre organisme? Est-elle importante pour notre bien-être psychique? Indispensable pour jouir d’un bon repas? A l’heure où la loi sur la circulation routière (LCR) durcit ses contraintes en matière d’alcoolémie au volant en Suisse et un peu partout dans le monde, un cardiologue du CHUV, Didier Locca, un interniste-nutritionniste, Adrian Heini, une diététicienne, Laurence Grosjean et un physiologistecomportemental, Chris Christiansson, ont voulu faire le point sur ce nectar qui fait partie intégrante de notre culture. Ils se sont retrouvés dans la cave de Raymond Paccot à Féchy (Vaud), vigneron de haut vol, adepte de la biodynamie. Le chef de renommée internationale, Philippe Rochat, et son sommelier Christophe Montaud ont apporté leur regard de gastronomes quotidiennement au front et à l’écoute des clients. Leçons pour une bonne et saine «dégustation».

Consommé de façon mesurée, le vin est bon pour notre santé
Pour les médecins Didier Locca et Adrian Heini, cette assertion ne fait pas l’ombre d’un doute même si toutes les études effectuées à ce sujet n’affirment pas la même chose. Consommé en quantité raisonnable, l’alcool en général aide à réduire le taux de mauvais cholestérol et augmenter le bon cholestérol. Les polyphénols du vin rouge sont de puissants antioxydants, bénéfiques contre le cancer, et protecteurs du système cardio-vasculaire. Le vin a également un effet relaxant qui favorise la digestion. Raymond Paccot rappelle qu’à l’origine le vin avait un rôle de complément alimentaire pour les marins. L’acide tartrique qu’il contient fait que c’est un produit qui se conserve. Ce fut à une époque la seule source de vitamine C qui protégeait les marins du scorbut. Dans les villes, quand l’eau n’était pas consommable, le vin était aussi considéré comme un produit salutaire.

Le vin rouge est plus protecteur que le vin blanc
La macération nécessaire à la fabrication du vin rouge libère des polyphénols et permet l’obtention de meilleurs tanins sans amertume. Cette macération n’est pas utilisée pour le vin blanc d’où l’avantage pour la santé du rouge sur le blanc.

Mieux vaut boire un petit peu chaque jour que beaucoup une fois par semaine
La consommation quotidienne en quantité raisonnable est meilleure pour l’organisme. Les consommations épisodiques en grande quantité provoquent des mini inflammations du foie. L’abus peut être responsable de fibroses hépatiques. On a par ailleurs constaté que ces comportements excessifs sont plus importants dans les pays qui luttent contre l’alcool et qui n’ont pas une culture du vin. Pour Laurence Grosjean, l’attitude par rapport au vin devrait être similaire que celle par rapport à l’alimentation. Il faut lutter contre les comportements extrêmes. Le plaisir et la satisfaction devraient rester les maîtres-mots.

La quantité à consommer dépend de chaque individu
La norme préconise 3 dl de vin par jour pour un homme et 2 dl pour une femme. Didier Lucca et Adrian Heini considèrent qu’il s’agit d’une norme établie parce que la société a besoin de normes pour fonctionner. Un homme qui consomme 4 verres ou une femme 3 verres ne sont pas forcément alcooliques. Tout dépend de la corpulence de l’individu et de son habitude de consommer le produit. Ce n’est pas la norme qui fait l’alcoolique, mais la dépendance qui se manifeste par un besoin psychique et physique irrépressible. Il faut faire également attention à l’alcoolisme bourgeois qui se répand de plus en plus dans la population. On boit 2 dl à midi, 2 dl à l’apéro et 1 bouteille le soir en famille. Il n’y a pas de réelle dépendance, mais une dérive.

Le vin est un puissant déstressant
Chris Christiansson est confronté dans sa pratique au stress quotidien des personnes qu’il coache. Pour lui, si le corps et l’esprit ont la faculté de s’adapter au stress, ce stress provoque l’angoisse. La prise d’un verre de vin au cours d’un repas en équipe permet de casser le rythme, d’apprendre à prendre le temps, d’ouvrir d’autres champs de discussion. L’efficacité s’en trouve renforcée.

Le vin est vecteur d’une culture
Le vin est un produit qui a une personnalité. Il nous parle d’une région, d’un terroir. Il vit et évolue au fil des ans, des conditions climatiques. Le plaisir de boire du vin est lié à sa connaissance. Pour Raymond Paccot, il est important d’éduquer les jeunes à la dégustation, de leur apprendre le vin comme on doit apprendre aux enfants les saveurs de l’alimentation. Il y a un côté ludique dans la découverte.

Par Manuella Magnin pour Vivamea

 


[15/10/2009]



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