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Premières visions de La Légende des Cépages

En avant-première, voici quelques extraits choisis:

On dit qu’il n’y a pas de sot métier : moi j’étais photographe spécialisé dans la réalisation de publicités de supermarché, de celles que vous retrouvez dans vos boîtes aux lettres… Viandes, poissons, fruits, boissons, j’en avais vu passer devant mon objectif ! Une belle douzaine d’huîtres en gros plan, si frémissantes qu’on aurait pu croire qu’elles allaient éclater de rire, un cochon de lait tout persillé, j’avais réalisé des tirages qui auraient mérité une exposition plus durable que dans ces catalogues éphémères qui peuplent les poubelles. Parfois, je me demandais : s’il y avait de sots métiers, le mien en aurait-il été ? Cette interrogation ne durait pas, le rythme d’arrivage des sujets m’interdisant tout accablement : yaourts, saumon fumé, confiture…
C’est alors qu’on m’amena la bouteille. Un assistant la déposa sur la table, l’étiquette faisant face à l’objectif avec un rien de provocation : «La Combe, Garanoir».
Extrait de Les lèvres de la comtesse de Antoine Defossez

Au fil des années, il oublia sa rancœur contre les villageois et accepta l'aide de ses voisins pour ses premières vendanges. Ils burent ensemble ce vin nouveau. Lorsqu'ils le questionnèrent sur le nom de ce cépage inconnu, Guillaume n'avait oublié ni sa grand-mère ni leur accusation de vol. Alors, il l'appela Robez, Plan Robez. Tous devinèrent l'allusion au verbe allemand roben, voler. Ils comprirent également la raison de ce nom et le drame occulté qu'il rappelait. Pourtant, peut-être pour exorciser leur culpabilité, ils adoptèrent cette appellation et ce cépage qui devint bientôt l'un des plus renommés de la région.
Extrait de Les herbes folles de Anne-Claire Lafait

Les vignes étaient rustiques et âpres, comme la terre et les hommes. Les anciens racontaient aux enfants fascinés des histoires de chasse extraordinaires, de flèches lancées par des arcs souples et puissants. Ils disaient dans un rire le plumage ensanglanté et de la joie du chasseur. Ils leur expliquaient aussi la beauté blanche et brillante du bec de l’oiseau mort, qui pouvait briser les rochers les plus durs. Mais plus personne n’avait vu cet oiseau merveilleux depuis si longtemps, que peu à peu on vint à douter de son existence. Avec le temps, les anciens disparaissaient un à un, emportant dans le passé la légende de l’oiseau blanc et rouge.
Extrait de La vallée de l’oiseau blanc de Guillaume Chalard

Engoncée dans sa plus belle robe et ses plus vilains sentiments, elle s’en retourna dans le temple implorer l’intervention d’Athéna. Après tout la déesse lui devait bien ça! La déesse, consciente que même un Dieu n’est pas grand-chose si personne n’est là pour l’adorer, accéda à la requête de la Princesse : punir la blonde traîtresse.
Le Prince, de son côté, n’imaginant que trop bien ce qui se tramait dans le dos de sa belle demanda à Dionysos d’intercéder auprès de sa consœur. Comme Il accepta, le Prince, confiant, invita Altesse à se rendre au temple pour y subir le châtiment choisi par Athéna mais influencé par Dionysos.
Le Prince attendit un peu puis pénétra dans la « maison » d’Athéna. Les deux divinités entouraient un pied de vigne…
Extrait de Le chant d’Altesse de Hervé Fassy

Au début du mois d’avril, on les revit à l’évêché. Leur œuvre ? Une galette arborant une scène inspirée du Paradis terrestre. Monseigneur les pria de s’asseoir, leur offrit une larme de porto. Mais son jugement fut sans appel :
- Je ne mangerai jamais de ce pain-là! Votre Eve me donne de coupables envies. En plein Carême! Eliminez toute luxure…
Le meunier sermonna son fils pour s’être montré un peu trop créatif. Puis, laissant toute querelle, les deux artistes reprirent leur travail. La sueur perlait à leur front. Les meules tournaient, la pâte roulait dans le pétrin. Mais ils ne furent point fâchés du fruit de leurs efforts.
Extrait de Le dit de l’ambitieux meunier de Daniel Fattore

Pour connaître la suite, revenez dans un mois...

[02/03/2006]


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