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La consommation féminine décryptée



En tout, ce sont près de 2500 questionnaires en provenance de Grèce, d’Italie, de Hongrie, d’Espagne et de Suisse qui ont été retournés aux initiatrices de ce sondage. L’étude montre que les mythes du boire féminin n’ont aucun fondement scientifique. Les dames ne se contentent pas de siroter des vins doux ou effervescents. Elles apprécient en premier lieu les vins rouges tanniques. Viennent ensuite les blancs secs.

On découvre également que les comportements ont changé. Alors que les femmes ne buvaient autrefois pas en public, ni entre elles, elles apprécient aujourd’hui de s’offrir un verre entre amies au restaurant ou dans une vinothèque. Ces amatrices adoptent toutefois une consommation inférieure à celle de leurs alter egos masculins, puisqu’elles déclarent boire 1,3 verre par semaine en moyenne.

Le volet international de l’enquête met en lumière certaines différences intéressantes entre les ressortissantes des divers pays. On apprend ainsi que les Espagnoles boivent exclusivement local alors que 1 bouteille sur 6 consommée par les Helvètes vient de l’étranger (rappelons que dans notre pays les 3/5ème du vin bu est étranger). On se rend aussi compte que nos compatriotes achètent leurs flacons en grande majorité directement chez le producteur, alors que les Italiennes sont des fans du supermarché. Mais il existe des similitudes communes à toute l’Europe. Par exemple, alors que le choix du vin est la plupart du temps un choix de couple (à l’exception notable de l’Espagne), les serveurs tendent systématiquement la carte des vins à l’homme de la tablée.

Intéressons-nous maintenant à la Suisse. Sur les 372 questionnaires rentrés, 300 venaient de Suisse romande et 46 du Tessin. Les données statistiques récoltées montrent que les femmes ayant répondu ont en général plus de 50 ans, une solide formation, un mari et un salaire supérieur à la moyenne. Elles n’achètent presque que du vin en bouteille et dépensent en moyenne 16.90 CHF par flacon. Dans près de 70% des cas, elles font leurs courses directement chez le producteur. Viennent ensuite Coopération (28%), les clubs de vin (12%), Denner (10%), Manor (6%) et internet(4%). Les cinq principaux critères mis en avant pour le choix des vins sont la région d’origine (72%), le cépage (66%), le producteur (65%), la dégustation (58%) et le prix (55%). Enfin deux autres informations intéressantes que nous offre cette étude :Les femmes ne veulent pas de vin à bas taux d’alcool. Les ¾ d’entre elles ont déjà visité des vignobles, les plus visités étant le Valais, la Bourgogne, Bordeaux et Lavaux.

Ce questionnaire, diffusé par les réseaux de l’YAWW, a touché surtout des amatrices confirmées. Mais l’association espère que ce sondage servira de déclencheur et que des enquêtes à plus large échelle seront lancées dans le futur.

Pour recevoir plus de détails sur cette étude: francoisezimmerli@vins-vaudois.com.


[24/07/2008]


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Artisanes de la Vigne et du Vin
International Associated Women in Wine

Truffer Alexandre
©RomanDuVin.ch 2005


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