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Comptoir Suisse: le millésime 2009



Entretien avec Daniel Dufaux, président de l’Union Suisse des Œnologues
«Aussi mûrs qu’en 2003, mais avec des tannins de meilleure qualité, les rouges 2009 vont se valoriser.»
Comment définir le millésime 2009?
En ce qui concerne la vigne, impossible de rêver de meilleures conditions qu’en 2009. Alors que 2003 s’était distinguée par des canicules, l’an passé, la chaleur a été bien réparti sur toute l’année. Il y a eu peu d’eau, mais elle est tombée juste aux moments-clefs. L’idéal pour amener avec douceur une maturité parfaite.
Les blancs 2009 que j’ai goûtés présentent un bel équilibre et une concentration importante. Ils sont rond, assez riches avec beaucoup de matière. A noter que les Chasselas ne dévoilent pas leurs arômes floraux habituels, mais plutôt des notes de fruits blancs mûrs. Sur les vins rouges, on découvre des tannins extraordinaires : soyeux, ronds et concentré. Bien vinifiés, ils promettent un plaisir intense.

A boire vite, à garder? Que faire de ce millésime?
Lorsque la vinification a été soigneusement menée, les 2009 ont un potentiel de garde intéressant. Oublier quelques bouteilles de blancs à la cave peut révéler de bonnes surprises. Et je recommande d’avoir un peu de patience avec les rouges pour lesquels c’est un très grand millésime. Aussi mûrs qu’en 2003, mais avec des tannins de meilleure qualité, les 2009 vont se valoriser.

Chasselas vaudois, spécialités valaisannes : que faut-il tester au Comptoir 2010?
Au comptoir les vins arriveront à leur apogée. Pour le canton de Vaud, je crois que les rouges vaudront le détour. Surtout les assemblages contenant du Gamaret ou du Garanoir. Concernant le reste de la Suisse, on peut se faire plaisir avec les cépages dits « tardifs », qui cette année, ont atteint une parfaite maturité. A découvrir : les Viognier, Sauvignon Blanc, Ermitage, Merlot, Syrah, Cabernet Sauvignon, Humagne Rouge ou encore Cornalin. Les blancs surmaturés semblent aussi très prometteurs, mais, vu qu’ils sont élevés en barrique, il faudra attendre l’édition 2011 pour pouvoir les goûter.

Les vins suisses : toujours plus renommés au niveau international
A force de consommer régulièrement les spécialités du vignoble romand, on oublie que Chasselas, Petite Arvine ou Gamaret sont des raretés œnologiques qui impressionnent toujours les experts étrangers.
Avec un vignoble de quinze mille hectares, la Suisse est un lutin du monde du vin. Malgré sa petite taille elle regorge de joyaux œnologiques. Les cépages cultivés exclusivement ou presque en Suisse comme la Petite Arvine, l’Amigne, le Cornalin, le Garanoir ou le Plant Robert cohabitent avec les variétés venues d’ailleurs mais tout à fait intégrées aux conditions helvétiques telles que le Pinot Noir, le Chardonnay, la Marsanne Blanche, le Muscat ou la Syrah. Soignés avec une minutie toute helvétique par des vignerons et des œnologues passionnés, ces crus à croix blanches raflent chaque année des moissons de récompenses aux compétitions internationales.
Au Concours Mondial de Bruxelles, les vins suisses ont gagné près de septante médailles toutes catégories confondues. Le Calamin Grand Cru de Patrick Fonjallaz à Epesses, La Réserve Blanche du Château de Glérolles à Saint-Saphorin, le Cabernet Franc de la Cave Tsalline à Vétroz,  le Heida les Pyramides de Adrian Mathier à Salquenen ou le Vignes d’Or Vieille Vigne des Artisans Vignerons d’Yvorne ne sont qu’une petite partie de ces vins helvétiques primés à ce « championnat du monde des vins ». En dehors de ces spécialités souvent haut de gamme, des crus très traditionnels ont aussi été récompensés. Ainsi, le Fendant Les Murettes de la maison Gilliard et l’Aigle Les Murailles de la Maison Badoux, deux des marques les plus connues et les plus distribuées du vignoble, ont aussi été distingués par des jurés étrangers lors de la principale compétition internationale de la planète vin. Bien entendu, tous sont à déguster à Beaulieu du 17 au 26 septembre !

Le Jean-Louis
Avez-vous du nez ?
En 2009, ils étaient plus de 3000 à participer au Jean-Louis, le plus important concours de dégustation populaire. Objectif de ces concurrents, replacer cinq Chasselas vaudois dans leur région d’origine : La Côte, Lavaux, Nord-Vaudois, Chablais et Dézaley. Un sans faute est récompensé d’un « Diplôme de bon dégustateur de vin vaudois ». Avec trois réponses justes, on obtient le « Certificat de bon dégustateur ». Pour les spécialistes de la discipline, la récompense suprême se nomme Chapeau Noir, un couvre-chef qui couronne le meilleur nez du canton. Pour l’obtenir, il faut réunir un maximum de points au combiné Jean-Louis, Millésimes blancs et Millésimes rouges. Comme leur nom l’indique, pour ces deux épreuves, six millésimes d’un même vin sont mélangés. A vous de retrouver leur date de naissance!

Cet article est paru dans Le Comptoir, le journal du Comptoir Suisse 2010.

Alexandre Truffer
© RomanDuVin.ch 2010 


[12/10/2010]



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