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Lavaux en chiffres

Histoire de Lavaux
563: un raz-de-marée provoquée par un éboulement détruit l'ancien village de Glérolles, reconstruit par ses habitants loin des berges du lac et baptisé Saint-Saphorin.
908: un écrit parle de "La Vaux de Lutry".
1079: L'empereur du Saint Empire Romain Germanique offre à l'évêque de Lausanne le Lavaux pour son soutien dans la querelle des Investitures.
1138 : Le mot Lavaux apparaît pour la première fois dans un document.
1164: Les moines de l'abbaye de Hautcrêt acquirent des droits sur des vignes dans le Dézaley.
1245: Des laïcss gêrent le vignoble pour le compte des Cisterciens.
1536: Les Bernois imposent la Réforme dans le Pays de Vaud et s'approprient les vignobles eccélsiastiques du Lavaux.
1798: La Révolution Vaudoise chasse les Bernois. Les vignes des Excellences tombent dans l'escarcelle du canton qui les revend pour renflouer ses finances. La ville de Lausanne devient alors le plus grand propritaire viticole du canton.
1861: La ligne du Simplon relie par le rail Lausanne à Villeneuve.
1886: Le phylloxéra dvaste les vignobles de la rgion.

Etapes de la protection du Lavaux
1941: L'architecte cantonal vaudois de l'époque dressa un plan de protection du Dézaley.
1977: Initiative de l'écologiste Franz Weber qui lance l'initiative populaire "Sauver Lavaux", plébiscitée par le peuple vaudois. .
1999: Proposition du professeur Barblan, historien et muséologue, d'inscrire Lavaux au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
2000: Interpellation du Grand Conseil par le député Alain Parisod.
2003: Mandat du Conseiller d'Etat M. Biéler d'une préétude.
Novembre 2003: Présentation aux communes concernées, soutien de celles-ci au projet de candidature.
Février 2004: Dépôt du dossier à Berne (OFC) en vue de son inscription sur la liste indicative.
Fin décembre 2004: Décision de la Confédération d'inscrire Lavaux sur la liste indicative suisse.
Mars 2005: Création de l'Association pour l'inscription de Lavaux au patrimoine mondial de l'UNESCO (AILU).
Mars à novembre 2005: Lancement des études, constitution du dossier de candidature.
15 décembre 2005: Dépôt du dossier à l'Office fédéral de la culture (OFC).
21 décembre 2005: Dépôt du dossier à l'UNESCO à Paris.
Août 2006: Expertise de l'ICOMOS sur place.
14 mai 2007: Préavis positif de l'ICOMOS International (Conseil International des Monuments et des Sites) à l'Office fédéral de la culture.
28 juin 2007: Le Comité du patrimoine mondial a admis l'inscription de Lavaux sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO lors de sa 31ème session tenue à Christchurch (Nouvelle-Zélande).
20 - 22 septembre 2007: Lavaux en fête.

Appellations d'Origine Contrôlées dans le Lavaux
Lutry 73 hectares
Villette 176 hectares
Epesses 134 hectares
Calamin 16 hectares
Dézaley 54 hectares
Saint-Saphorin128 hectares
Chardonne 121 hectares
Le tout donne un total de 702 hectares auquel il faut ajouter les 107 hectares de Vevey-Montreux et 20 hectares de Lutry qui ne sont pas dans la zone délimitée par l'Unesco.

La vendange 2006 dans le Lavaux
A noter que la grêle de 2005 qui a fortement touché le Lavaux est responsable d'un déficit de 2 millions de bouteilles pour ce millésime.
Chasselas 4'265'000 bouteilles (77%)
Pinot Noir 600'000 bouteilles (10%)
Gamay 300'000 bouteilles (5%)
Gamaret 60'000 bouteilles (1%)
Garanoir 60'000 bouteilles (1%)
Divers 350'000 bouteilles (6%)

Sources bibliographiques:
Registre de la vendange 2006.
Lavaux vignoble en terrasses, AILU, Favre & 24 Heures, Lausanne, 2007.
http://www.cepdivin.org/articles/phmargot017.html


Truffer Alexandre
©RomanDuVin.ch 2005

[04/10/2007]

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Petit guide de communication à l’usage des vignerons suisses

Qu’on l’appelle marketing, publicité ou propagande, la communication consiste toujours à faire prendre conscience à votre interlocuteur qu’il a un besoin absolu de ce que vous êtes en mesure de lui fournir. Cette entreprise devient d’autant plus compliquée que la marchandise concernée s’avère inutile ou de mauvaise qualité. Dans le cas qui nous intéresse, le vin suisse, il s’agit au contraire d’un produit de très bonne facture. Malheureusement, malgré l’excellence de leur production, les vignerons helvétiques peinent à écouler tous leurs flacons et ce, bien souvent, à cause d’une communication déficiente.

Notre propos n’est pas ici de dévoiler toutes les arcanes de la communication, mais de donner quelques conseils de base destinés aux salons viticoles comme Vinea, Arvinis ou le Comptoir Suisse. Certains d’entre eux semblent aller de soi, mais je peux assurer que ce n’est pas le cas. Suivre ces règles ne vous assurera peut-être pas la richesse, mais les enfreindre vous fera à coup sûr perdre des clients.

1. Faites un sourire Bien que cette recommandation semble basique, il este encore courant de tomber sur des producteurs qui arborent l’air réjoui d’un condamné se rendant à l’échafaud. Rien de tel pour agir comme repousse-clients. Alors, si vous détestez la vente, si vous êtes d’un naturel bourru ou maladivement timide, restez à la maison et laissez le soin de la commercialisation à quelqu’un d’autre.

2. Les femmes sont des clients comme les autres Cela fait bientôt quinze ans que les femmes ne se limitent plus aux vins doucereux et aux rouges légers. Nombre d’entre elles ont même développé une connaissance du vin supérieure à celle des hommes de leur génération. Alors, entrez dans le XXIème siècle, et oubliez la notion dépassée de «vin de femme».

3. Les moins de trente ans sont des clients comme les autres La consommation de vin est autorisée dès 16 ans, les jeunes générations sont une préoccupation théorique constante de toute la branche vitivinicole et pourtant, en pratique, les moins de trente ans sont traités comme des gamins mal éduqués. Attention, car le jeune est pareil à l’éléphant : il possède une excellente mémoire et peut cultiver une rancune durable. Ce qui provoque un manque à gagner certain lorsque le gamin boutonneux se sera métamorphosé en banquier respecté.

4. Ne pleurnichez pas Le consommateur qui vient pour découvrir le nouveau millésime n’a aucune envie de jouer au psychologue. Il ne désire pas connaître vos problèmes liés au temps, à l’introduction du 0,5 ou à l’augmentation de la TVA. Parlez donc avec vos clients de l’excellence de votre produit et réservez vos soucis professionnels aux rencontres entre collègues. Petit exemple pratique: face à la grêle, on peut soit se répandre en long et en large sur son malheur dans la presse ou faire comme en Champagne et annoncer que «dû aux conditions météorologiques, le vin sera plus rare donc plus cher et qu’il faut se dépêcher de venir en commander, car le millésime est exceptionnel».

5. Soyez fier de vos vins Si vous pensez que vos crus sont de qualités moyenne, changez de manière de travailler. Si vous estimez que le Chasselas n’a pas l’intérêt et le potentiel du Chardonnay, réencépagez. Si vous croyez que vous ne pourrez jamais faire de grands vins, changez de métier. Sinon, montrez avec conviction que vous êtes un excellent producteur, qui élabore des nectars exceptionnels sur l’une des plus belles régions du monde.

6. N’attendez pas qu’on vous tire les vers du nez En servant le vin, présentez-le, parlez de ses spécificités, racontez une anecdote sur le cépage, le millésime ou la vigne. Prévenez la curiosité de votre interlocuteur qui, lui, a le droit d’être timide

7. Faites rêver le client A moins de discuter avec un spécialiste, oubliez les détails techniques. Le 99% de vos interlocuteurs ne savent pas ce qu’est un hecto/hectare ou une taille Guyot. Racontez la légende du cépage, invoquez le savoir des moines cisterciens, dissertez sur l’importance du paysage, donnez une plus-value culturelle à votre produit.

8. Mettez vos atouts en avant Si vous venez du Valais, parlez de la diversité unique, des cépages indigènes, du climat exceptionnel, de la munificence de ses liquoreux, de sa situation privilégiée unique entre deux sites naturels distingués par l’Unesco (glacier d’Aletsch et Lavaux). Si vous habitez Vaud, évoquez Lavaux patrimoine de l’Humanité, les cépages ressuscités comme le Plant Robert et le Servagnin, l’influence des vignerons vaudois qui ont été les premiers vignerons des Etats-Unis comme de la Russie.

9. Apprenez trois mots d’anglais Juste de quoi donner quelques explications. Au pire demandez à l’une de vos connaissances de vous préparer un tout petit texte et apprenez le par cœur. Ce n’est pas compliqué et ça peut rapporter gros.

10. Tirez profit de la rencontre Même si votre interlocuteur ne remplit pas de commande, ne le laissez pas partir sans lui avoir au moins demandé son adresse internet. Profitez également de la discussion pour poser quelques questions qui peuvent être utile à moyen terme: Quel type de vin aime-t-il? Comment fait-il ses achats? Comment a évolué sa consommation?

 B-O. Thien
RomanDuVin.ch 2006


[17/09/2006]

Histoire des cantons

La carte interactive des cantons viticoles romands s’est, depuis une année, enrichie chaque mois d’un volet supplémentaire. Cette présentation comprend désormais des informations sur les terroirs, les climats, l’encépagement, l’histoire et l’évolution des différentes régions. Il est temps aujourd’hui d’y mettre un point final pour s’atteler à d’autres animations.

En Suisse, la législation, à l’instar des traditions, varie fortement d’un canton à l’autre. C’est pourquoi notre graphique suit les limites de ces entités politiques et administratives, dont les frontières correspondent à celles existantes dans la viticulture. Notre dernier chapitre va ainsi s’intéresser à l’histoire de ces Etats qui ont fait un jour le choix de s’unir pour donner naissance à la Confédération Helvétique moderne.

Les vignerons forment une corporation profondément enracinée dans le terroir. Les bouleversements que subit une région influent donc sur leur mode de vie, voire sur leur manière de voir le monde. En posant certains jalons chronologiques, cette infographie fournira quelques indices pour comprendre la diversité qui caractérise l’univers du vin en Romandie.

Sources bibliographiques:
http://www.memo.fr


Truffer Alexandre
©RomanDuVin.ch 2005

[22/04/2006]

Aux origines du vignoble

Les mythologies abondent de récits sur la vigne, son symbolisme et son origine. Pour les uns, elle était la découverte de Dionysos, sorti de la cuisse de Jupiter. D’autres enseignent que le premier vigneron se nommait Noé. Sorti de l’arche, il aurait planté le premier cep sur les flancs du Mont Ararat.

Une approche historique montre que les Hébreux connaissaient effectivement la vigne. Tout comme les Egyptiens, les Grecs ou les Phéniciens. Les plus anciennes traces de raisin fermenté nous emmènent en Arménie actuelle, soit non loin du Mont Ararat. De ce berceau originel, les plants auraient voyagé par voie terrestre en direction de l’ouest puis navigué pour se répandre sur tout le pourtour de la Méditerranée.

En Suisse, les données sur l’implantation de la viticulture demeurent fragmentaires. L’influence romaine est le plus souvent évoquée. Quelques indices laissent toutefois penser que des peuplades antérieures ont pu élaborer du vin. Quant aux documents écrits traitant du sujet, aucun d'eux ne date d’avant le Xème siècle.

 


Truffer Alexandre
©RomanDuVin.ch 2005

[22/03/2006]


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